mercredi 4 mars 2009

Communication économique et politique

Je viens d'entendre une remarque intéressante d'un invité de BFM. J'avais déjà entendu cette idée ailleurs, et elle me semble tellement de bon sens que j'ai du mal à comprendre pourquoi elle n'est toujours pas mise en oeuvre.

Le PIB est un indicateur contesté car il prend en compte l'activité sans distinction.

Ainsi, lorsqu'un accident survient, que les pompiers, l'ambulance se déplacent, que les médecins interviennent, cela fait de l'activité et monter le PIB.

Pourtant, chacun s'accordera sur le peu d'intérêt d'un accident. On viverait quand même mieux sans. (On peut rêver)

Il existe d'autres indices macroéconomiques pour décrire la situation d'un pays. L'IDH par exemple.

Dans la mesure où cet indice évalue le bien être humain, la volonté de l'augmenter serait plus facile à comprendre et à soutenir que celle du PIB. On pourrait l'augmenter en développant les écoles par exemple.

Alors, pourquoi n'est ce pas en place? Au lieux de faire des commentaires sur les tenues de Ségo, pourquoi les politiques n'ont ils pas fait ce changement?

2 commentaires:

  1. Intéressant ton article. Est-ce que tu sais que plus un pays à de mort, plus le PIB augmente.

    Il y a plusieurs abérrations dans ce système de mesure mais il reste tout de même un bon indicateur, car il est simple à utiliser, à comprendre et surtout il est mondiale. Il serait à mon sens assez difficile aujourd'hui de mettre un nouveau système de mesure mondial. Et de plus je ne pense pas que l'augementation du PIB par les accidents ou le nombre de mort soit assez significatif par rapport à la mesure de l'importation ou de l'exportation.

    Alors oui, ce n'est pas un système parfait, mais il est difficile d'en mettre un autre en place.

    Jo

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  2. En fait, si de telles interventions sont comptées, c'est tout simplement parce que l'on considère que l'activité publique fait partie de la création de richesses.
    En intervenant sur les lieux d'un accident, on mobilise des salariés (donc des salaires !), on consomme du pétrole, etc.

    C'est tout simplement tiré d'un postulat : ce que dépense l'administration retourne dans l'économie réelle.

    Je ne peux pas m'empêcher de penser que l'IDH seul ne servirait à rien. Attention à la "bien pensance" qui ne considère que ces aspects. Ce qu'il faudrait instaurer, c'est plutôt que le "PIB DOIT SERVIR L'IDH". IDH sans activité économique ne vaut rien. On voit très bien en ce moment qu'avec l'activité qui ralentit (donc le PIB qui baisse), les finances publiques s'effondrent. Et sans dépenses publiques, pas d'IDH développé...

    Ben

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